Procrastiner: retrouver de la motivation

Dans cet article je vous parle d’une méthode pour retrouver de la motivation au quotidien et l’envie d’agir. La méthode du… un truc chiant par jour !

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Après avoir compris pourquoi je procrastinais, j’ai vu une piste d’action pour retrouver l’envie et la capacité d’agir. J’ai changé de cible. Mon objectif n’est pas de réussir à faire ce que j’ai à faire, puisque j’y arrive toujours – au dernier moment, sous pression. Mon problème, c’est mon mal-être, et le fait que j’aille me coucher accompagnée de Mme Culpabilité et Mr Tu ne vaux rien sous mon oreiller. Mon objectif: m’endormir plus souvent avec un sentiment d’acceptation, voire même de fierté. Je me sens fière de moi quand j’ai fait ce que j’avais à faire. Je ne veux pas arrêter de procrastiner, ni changer du jour au lendemain et devenir quelqu’un d’autre. Je souhaite reconstruire mon estime de moi chaque jour, un petit peu. Ça, j’en ai vraiment envie, alors je suis motivée.

Mon petit truc chiant par jour

Pour inviter Mme Fierté dans mon lit, je me suis fixé un objectif atteignable. Au lieu de prévoir un programme décourageant que je vais automatiquement repousser, j’ai choisi un tout petit caillou dans la montagne. M’en occuper me prend minimum entre 2 et 15 minutes dans ma journée. Au lieu de prévoir un immense rangement de ma maison, je fais un tout petit bout: la vaisselle par exemple, le plan de mon étagère, ranger quelques livres dans un carton. Au lieu de rédiger ce courrier administratif, faire des photocopies, aller à la Poste, je prépare un papier et une enveloppe, j’écris une adresse dessus, je les mets de côté. Et puis c’est tout, je passe à quelque chose de plaisant. > Ce que je fais est assez bien. 

Je m’envoie de la gratitude.  Certes, je n’ai pas réglé le problème de la paix dans le monde et la pile de papiers est toujours conséquente sur mon bureau. Mais j’ai saisi les quelques moyens dont je dispose aujourd’hui, et j’ai accompli un bout de ce truc chiant qui m’apparaissait insurmontable. Je me remercie de l’avoir fait, de ne pas m’être enfermée dans la croyance que je n’en n’étais pas capable ou dans une excuse à laquelle je ne crois pas (manque de temps par exemple). Je m’autorise à être fière de cet accomplissement. C’est mon chemin, et peu importe la vitesse à laquelle j’avance dessus: J’AVANCE. A la fin de la semaine mon courrier sera parti, j’en suis certaine maintenant. > Je suis fière de moi.

Je m’autorise le droit à procrastiner. Aujourd’hui, je n’ai pas fait mon truc chiant pour X raison (flemme, moral dans les chaussettes, fatigue…), je prends conscience de mon état du moment et je le laisse vivre, je ne ressens plus de culpabilité ou de honte mais une frustration nouvelle d’avoir raté un moment récompensé par la gratitude et la fierté. Demain, j’ai envie de m’accorder cette opportunité de m’accomplir. J’ai confiance en moi, j’ai le droit de prendre mon temps.

 Après avoir fait « un truc chiant », je me sens parfois pleine d’énergie nouvelle, et je profite d’un effet boule de neige. Mon truc chiant se transforme alors en un moment d’action et de plaisir prolongé. Faire ma vaisselle s’est terminé récemment par une totale re-décoration de ma maison et la construction de meubles (pourtant ce que je hais le bricolage!). Un petit pas pour ma vaisselle, un grand pas pour ma confiance en moi et mon sentiment de satisfaction. > Je me nourris de petits succès, je suis capable.

Résultats: doucement mais sûrement

Après des mois de dépression molle où je ne me sentais plus à la hauteur de rien et de procrastination hardcore, j’ai réalisé que ma tendance à remettre au lendemain et ma faible estime de moi s’inter-nourrissaient. En commençant ces mini-actes au quotidien, j’ai choisi de ne plus être victime de moi-même, et ai créé de nouvelles croyances et un nouveau fonctionnement. Leurs résultats sont facilement atteignables et encourageants. Je me surprends chaque jour car cette résolution perdure, contrairement aux autres, parce qu’elle nourrie d’envie et non de pression.

Souvent le truc chiant est minuscule, parfois il prend de l’ampleur et j’en suis ravie. Parfois, je ne fais rien, et je m’efforce -même si c’est difficile- de le vivre sereinement aussi, avec la gratitude de m’accepter comme je suis.

Dans les faits concrets, j’ai presque terminé l’aménagement de ma maison que je repoussais depuis plus d’un an, j’ai adopté une alimentation qui me satisfait car j’ai commencé à cuisiner, et bonus cadeau inespéré, j’ai retrouvé la motivation de construire un nouveau projet professionnel. Je me sens à nouveau optimiste, pleine de reconnaissance et surtout emplie d’une nouvelle énergie, celle que j’appelle l’élan de vie, l’envie.

J’ai la chance d’être en en vie et de pouvoir me projeter jusqu’à demain, alors je profite d’aujourd’hui, mais aussi de ce cher demain où tout est possible. Rien ne sert de courir… Je vous souhaite d’en profiter tout autant, avec ce que vous êtes aujourd’hui.

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2 réflexions sur “Procrastiner: retrouver de la motivation

  1. Pingback: La procrastination: arrêter de se juger | Estime de soie

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